Alpes suisses : Les randonneurs retrouvés morts avaient creusé un igloo pour survivre

, Alpes suisses : Les randonneurs retrouvés morts avaient creusé un igloo pour survivre

Jeanne Le Borgne 12/03/2024 à 09:43, Mis à jour le 12/03/2024 à 12:15

On en sait plus sur les circonstances de la mort de cinq randonneurs disparus dans les Alpes suisses, samedi 9 mars. Originaires de la même famille, ils seraient morts de froid, malgré leur tentative désespérée de mise à l’abri.

Ils se sont accrochés à la vie jusqu’à leur dernier souffle. Samedi 9 mars, six randonneurs à ski ont disparu au niveau du col de Tête Blanche, situé à 3 500 m d’altitude dans les Alpes suisses. Par chance, un membre de leur famille est parvenu à prévenir rapidement les secours, mais les conditions climatiques ont retardé les opérations de recherche. Cinq des six disparus, tous membres d’une même famille, ont finalement été retrouvés morts dimanche 10 mars en fin de journée. Le sixième est toujours recherché.

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Et contrairement à ce que pensaient initialement les secours, les randonneurs n’auraient pas été victimes d’une avalanche, mais seraient morts de froid, comme le révèle « 24 heures » : deux des victimes ont été découvertes à même la neige. « Elles ont tout fait pour essayer de se protéger », indique Christian Varone, commandant de la police locale. En vain. « Elles ont essayé de creuser un trou pour se protéger du froid et du vent. Mais il a beaucoup neigé et le trou a été rempli. Toutes les victimes sont mortes gelées », précise le chef des secours, Anjan Truffer.

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Selon RTS, les vents soufflaient à plus de 100 km/h ce samedi après-midi et la température a chuté à -18 degrés, alors que les randonneurs étaient très peu protégés. Sur les images satellites, le petit monticule de neige formé par la famille en quête d’un igloo pour se mettre à l’abri est tristement visible.

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Dans une tentative désespérée de survie, les randonneurs ont tenté de creuser un trou pour s'y abriter des conditions climatiques extrêmes.

Dans une tentative désespérée de survie, les randonneurs ont tenté de creuser un trou pour s’y abriter des conditions climatiques extrêmes. © Police Cantonale Valaisanne / Handout via REUTERS

« C’est la montagne qui décide »

Si la presse suisse refuse, pour l’heure, de donner l’identité des défunts, le « Daily Mail » affirme que Marc Moix, le capitaine de la police locale, figure parmi les victimes de ce drame. Il serait parti randonner avec David et Jean-Vincent Moix, qui étaient ses cousins, ainsi que son frère et son oncle. La personne disparue serait, elle, une amie de David. Le quotidien anglais la présente comme « Emilie Deschenaux, 28 ans, diplômée en droit, originaire de Fribourg ».

Au moment de leur départ de Zermatt, les conditions climatiques étaient bonnes. Mais elles se sont dégradées « subitement » pendant leur randonnée alors même que « la région de Tête Blanche est réputée pour sa difficulté d’orientation lorsque les conditions de visibilité sont mauvaises », selon RTS. Ne leur laissant que très peu de chance. « C’est la montagne qui décide », lâche, fataliste, le commandant de la police locale.

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