Quand le bénévolat passe par des plateformes

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Vous voulez devenir « mentor bénévole d’un étudiant qui construit son avenir » en consacrant deux heures par semaine à l’association Article 1 ? Ou assurer des permanences téléphoniques une demi-journée par semaine pour Cyber écrivain public ? Ces deux missions bénévoles font partie des quelque 18 000 qui sont mises en ligne par la plateforme Jeveuxaider.gouv.fr, qui fête 4 quatre ans le 26 mars et affirme toucher quelque 550 000 bénévoles.

Une multitude de plateformes

Lancée en mars 2020 par le gouvernement pour donner un débouché à la forte envie d’engagement qui s’était exprimée durant la crise du Covid, cette plateforme, qui propose aux aspirants bénévoles des missions émanant d’associations ou d’organismes (Ehpad, mairies…) ayant besoin de volontaires, est la dernière née du genre. Mais celle de France Bénévolat, collectif qui fédère quelque 80 associations nationales, a mis en place son propre outil il y a près de vingt ans. Tout comme le réseau Tous bénévoles. Et depuis, de multiples autres plateformes se sont créées.

« Jeveuxaider.gouv.fr est très efficace car elle a de gros moyens, estime Jacques Malet, cofondateur de Recherches & solidarités. Mais la plateforme de France Bénévolat et celle née peu après de Tous bénévoles font aussi du très bon travail sans aucune aide car ils ont en plus de leur outil numérique un réseau de permanences pour recevoir les aspirants bénévoles, ce qui est très important. Depuis lors se sont aussi créées des plateformes comme Benenova, qui a une implantation région par région, Benevolt, qui a su trouver un modèle économique grâce à des partenariats. La Macif a aussi créé Diffuz, son propre réseau, qui propose essentiellement des missions au coup par coup. Et vous avez certaines villes comme Paris et Bordeaux qui ont créé leur propre plateforme. Enfin, Passerelles et compétences qui propose surtout des missions d’expertise. »

Alors que 38 % des Français donnent de leur temps pour une cause, selon le dernier baromètre publié en mars 2023 par Recherches & solidarités, seulement 22,8 % le font dans une association. Et les seniors, pilier habituel des associations, sont de moins en moins nombreux, à l’inverse des jeunes. Conséquence : un bénévolat plus informel et moins régulier.

Engagement durable ?

Les plateformes encouragent-elles cet émiettement de l’engagement ou peuvent-elles contribuer à résoudre le problème ? Selon Benjamin Richard, intrapreneur à la tête de Jeveuxaider.gouv.fr, « la moitié de nos bénévoles ont moins de 30 ans, et 28 % font leur première mission grâce à nous, ce qui contribue à renouveler le profil des engagés ».

S’engagent-ils pour autant durablement ? « Pour répondre aux envies des citoyens, on met de plus en plus en avant les missions courtes mais il y a une dichotomie entre ces envies d’engagement ponctuel et les besoins des associations qui nécessitent des bénévoles réguliers », estime Jean-Daniel Balme, délégué national « engagement bénévole » à la Croix-Rouge. « Près de 53 % de nos bénévoles disent continuer à s’engager pour l’association qu’elles ont trouvée grâce à nous et 55 % de nos missions demandent plus de quatre-vingt-quatre heures par an, ce qui correspond à deux heures par semaine », répond de son côté Benjamin Richard.

« On espère toujours qu’un bénévolat ponctuel débouche sur un bénévolat fidèle, estime Dominique Thierry, fondateur de France Bénévolat, mais le fait est que les plateformes,qui sont peut-être trop nombreuses et pas assez coordonnées, ne parviennent pas à enrayer la tendance à la baisse du bénévolat régulier. » « On ne peut pas faire autrement que d’utiliser l’outil numérique aujourd’hui mais la fidélisation d’un bénévole passe par un contact humain que les plateformes ne peuvent satisfaire seules », ajoute Isabelle Persoz, déléguée générale de Tous bénévoles. « Les plateformes sont certainement utiles mais elles ne sont pas du tout assez utilisées, estime Jacques Malet. Ainsi, alors que50 % des responsables associatifs ont des difficultés pour trouver des bénévoles, seulement 4 % ont recours aux plateformes. »

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