Serge Dubois et Jean-Marie Guérault : redynamiser l’engagement bénévole

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Ce texte, déjà cosigné par plusieurs députés, prévoit une réduction d’impôts sur le revenu ainsi qu’une prise en compte du bénévolat dans les pensions de retraite si celui-ci atteint une certaine durée ou un volume d’heures conséquent.

Serge Dubois, président de Velay Athlétisme et adhérant au club Triathlon le Puy-en-Velay se dit « agréablement surpris qu’on puisse penser aux associations, et que plusieurs lois de ce type devraient être votées. » Il confirme que recruter des bénévoles est très difficile.

« Un moyen d’aider à aider », Serge Dubois.

« Une volonté humaine de s’entraider »

Ce dernier est en effet convaincu de la nécessité de mettre en avant ceux qui donnent de leur temps au service des autres, puisque c’est devenu « une denrée rare. » Même si récompenser le bénévolat peut sembler contradictoire, il estime que c’est un moyen « d’aider à aider » et de déclencher un « petit plus pour devenir bénévole. »

« Il y a un réel problème par rapport au bénévolat. Aujourd’hui, les gens sont de plus en plus individualistes », remarque Serge Dubois, qui regrette cette situation. Le président du club d’athlétisme ponot admet que certains ont envie de partager et d’aider, qu’ils le font toute leur vie ou pendant une partie, alors que d’autres n’ont pas cette fibre.

Pour lui, le bénévolat est « un état d’esprit, une volonté humaine de faire plaisir et de s’entraider, qui permet de réaliser de belles choses ». Et celui qui est surnommé « le Pèlerin fou » donne l’exemple. En 2016, il a rallié, en courant, les 1 200 km qui séparent Lima du Machu Picchu (Pérou) afin de récolter des fonds pour lutter contre la mucoviscidose.

La nécessité de recruter

Le principal frein à l’entraide, Serge Dubois l’explique par le manque de temps et le stress du quotidien. Il juge la sensibilisation au sujet indispensable. « On a besoin de monde, que ce soit pour des aides ponctuelles ou à l’année », appelle le président du club d’athlétisme. Il renchérit sur l’importance des volontaires, notamment pour les compétitions. Si le club ne peut pas présenter d’arbitres lors des évènements, faute de bénévoles, l’association reçoit des pénalités. 

Ce dernier explique que Velay Athlétisme est à peu près « à jour » pour encadrer les coureurs, « grâce à une bonne ambiance dans le club », mais qu’il est plus fastidieux de recruter à certains moments ou pour des postes clés.

« Il faut savoir s’entourer. Notre trésorière, Bénédicte Roqueplan, est une personne de confiance dans un domaine qui nécessite des compétences précises. Il n’y a qu’elle qui peut voir ce qui ne va pas. Elle est la fée clochette qui nous prévient quand on va droit dans le mur niveau dépenses. »

Des freins au développement du bénévolat

Jean-Marie Guérault, président de la Banque Alimentaire de Haute-Loire depuis 2008, soutient lui aussi l’initiative du député. « C’est une bonne idée qu’il faut voir positivement, puisque cela peut inciter les gens à venir nous donner un coup de main », éclaire-t-il.

« À la banque alimentaire de Haute-Loire, nous ne sommes que des bénévoles qui donnons de notre temps pour aider les autres », poursuit le président, qui appuie sur le fait qu’aider les autres est un don de soi qu’il est normal de récompenser.

Il ajoute que certains bénévoles payent eux-mêmes leurs déplacements pour se rendre à Cussac, au local de la banque alimentaire donné par le Conseil Départemental. « Il y a la possibilité de défiscaliser les déplacements mais tout le monde ne paye pas d’impôts, donc tous les volontaires ne peut pas être aidés financièrement », argumente Jean-Marie Guérault.

Il regrette par ailleurs l’avancée de l’âge du départ à la retraite, puisque la moyenne d’âge des bénévoles est généralement élevée, notamment au sein de son association.

« La quasi totalité de nos petites mains sont à la retraite, puisque nos activités sont le lundi et le mercredi matin, quand les actifs travaillent. Au contraire, les retraités sont plus libres d’aider parce qu’ils n’ont plus ce type de contraintes. »

Philosophie bénévolat

Il rejoint Serge Dubois en soulignant qu’on « ne manie pas des bénévoles comme des employés et que l’ambiance de l’association doit être bonne », pour que les personnes qui s’engagent se sentent concernées par le projet. « Le bénévolat est une ouverture vers les autres et une forme d’éducation. Ce n’est pas un métier, c’est une philosophie », conclut le président de la banque alimentaire.

Jean-Marie Guérault précise enfin que le bénévolat « ne court plus les rues, ce qui est inquiétant », alors qu’une diversité de personnes est nécessaire pour mener à bien toutes les tâches. Heureusement, quatre nouveaux volontaires ont rejoint l’association en 2023.

« Toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre. L’aide aux personnes en difficulté prime toujours, la pauvreté ne diminue pas. Plus de 14% de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, c’est presque autant en Haute-Loire. »

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